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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

NOVOPULMON NOVOLIZER 400 µg/dose

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Pneumologie
principes actifs: Budésonide
laboratoire: Meda Pharma

Poudre pour inhalation buccale
Boîte de 1 Cartouche de 100 Doses
Toutes les formes
21,16€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 21,98 €

Précautions d'emploi

Le budésonide n'est pas indiqué pour le traitement des épisodes de dyspnée aiguë ou de l'état de mal asthmatique. Ces épisodes aigus doivent être traités selon les recommandations standards.

Le traitement des exacerbations et des symptômes de l'asthme peut nécessiter une augmentation de la dose de budésonide. Mais pour soulager les symptômes aigus d'asthme, il sera recommandé au patient d'avoir recours à un bronchodilatateur à effet rapide et de courte durée d'action.

Ce médicament devra être utilisé avec prudence et sous surveillance des patients en cas de tuberculose pulmonaire évolutive ou latente. Un traitement antituberculeux devra être envisagé chez ces patients s'ils reçoivent un traitement par budésonide. De même, chez les patients atteints d'infections respiratoires fongiques, virales ou autres, ce traitement sera administré avec précautions et sous surveillance étroite. Il conviendra de s'assurer que la prise en charge thérapeutique adaptée de ces infections est menée en parallèle.

Les patients qui, malgré plusieurs tentatives, ne parviennent pas à effectuer correctement les inhalations doivent consulter leur médecin.

En cas d'insuffisance hépatique sévère, comme pour les autres corticoïdes, l'élimination systémique du budésonide peut être diminuée, ce qui peut entraîner une augmentation de l'exposition systémique. Chez ces patients, il convient donc d'être particulièrement vigilant quant à la survenue d'effets systémiques et les fonctions de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien devront être régulièrement contrôlées.

La corticothérapie inhalée au long cours à fortes doses, en particulier avec des doses supérieures aux doses recommandées, peut entraîner une réduction cliniquement significative des fonctions surrénales. Lors d'un épisode de stress ou en cas d'intervention chirurgicale, une corticothérapie de substitution par voie systémique devra être envisagée.

La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitement prolongé à fortes doses. La survenue de ces effets reste cependant moins probable qu'au cours de la corticothérapie orale. Peuvent ainsi être observés: inhibition des fonctions surrénales, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome, et plus rarement, des troubles psychologiques ou des troubles du comportement comprenant: hyperactivité psychomotrice, des troubles du sommeil, une anxiété, une dépression, ou une agressivité (en particulier chez les enfants). En conséquence, la posologie minimale efficace devra toujours être recherchée.

Il est recommandé de contrôler régulièrement la taille des enfants recevant un traitement prolongé par des corticoïdes inhalés. En cas de ralentissement de la croissance, la conduite thérapeutique devra être réévaluée et il conviendra de rechercher la posologie minimale efficace. L'avis d'un pédiatre spécialisé en pneumologie est préconisé.

Précautions d'emploi chez les patients ne recevant pas de corticothérapie préalable:

Chez les patients n'ayant préalablement jamais reçu de corticothérapie ou seulement quelques cures occasionnelles, l'effet du budésonide sur la fonction respiratoire, s'il est utilisé régulièrement selon les recommandations d'emploi, peut n'être ressenti par le patient qu'après environ 1 à 2 semaines. Toutefois, en cas de sécrétion muqueuse abondante et d'inflammation bronchique importante, l'obstruction peut être telle que le budésonide par voie inhalée ne peut exercer un effet optimal. Dans ces cas, une brève corticothérapie par voie systémique pourra être initiée en même temps que le traitement par voie inhalée par budésonide. La corticothérapie par voie inhalée sera poursuivie après la réduction progressive de la corticothérapie par voie systémique.

Précautions d'emploi lors du passage d'une corticothérapie par voie systémique à la corticothérapie inhalée:

Le remplacement de la corticothérapie par voie systémique, par Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose ne doit être envisagé que lorsque les symptômes d'asthme sont contrôlés. La corticothérapie par voie systémique ne devra pas être arrêtée brutalement chez ces patients qui présentent un risque d'inhibition des fonctions surrénales. Le traitement par Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose sera donc initié à fortes doses pendant environ 7 à 10 jours en adjonction à la corticothérapie systémique. Puis, la dose de corticoïde par voie systémique sera diminuée progressivement (par exemple par paliers de 1 milligramme de prednisolone ou l'équivalent une fois par semaine ou 2,5 milligrammes de prednisolone ou l'équivalent une fois par mois) en fonction de la réponse du patient et de la dose initiale du corticoïde par voie systémique. La corticothérapie par voie orale sera réduite au minimum et celle-ci pourra parfois être totalement remplacée par le budésonide inhalé.

Durant les premiers mois de remplacement de la corticothérapie par voie systémique par la corticothérapie inhalée, il peut être nécessaire de reprendre l'administration de corticoïde par voie systémique pendant les périodes de stress ou dans les situations d'urgence (exemple: infections sévères, traumatismes ou interventions chirurgicales). Ces précautions s'appliquent également aux patients ayant reçu de fortes doses de corticoïdes inhalés pendant des périodes prolongées. Dans ces cas, la fonction corticosurrénale peut également être inhibée et une supplémentation par une corticothérapie systémique peut être nécessaire pendant les périodes de stress.

La restauration des fonctions corticosurrénales peut être très longue. Il convient de contrôler régulièrement les fonctions de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien.

Pendant la période de sevrage de la corticothérapie systémique, le patient peut éprouver une sensation non spécifique de malaise général, malgré la stabilisation ou même l'amélioration de la fonction respiratoire. Le patient devra être encouragé à poursuivre le traitement par le budésonide en inhalation et le sevrage de la corticothérapie orale, sauf si des signes cliniques évoquant une insuffisance surrénale apparaissent.

Après passage au traitement en inhalation, des symptômes ayant régressé au préalable avec la corticothérapie systémique, tels que rhinite allergique, eczéma ou myalgies et arthralgies peuvent réapparaître. Un traitement adapté de ces symptômes devra alors être envisagé.

Le traitement par le budésonide inhalé ne doit pas être interrompu brutalement.

Exacerbation des symptômes liés à une infection respiratoire aiguë:

Si les symptômes cliniques s'aggravent en raison de la survenue d'une infection respiratoire, un traitement antibiothérapie adapté devra être envisagé. La posologie du traitement par budésonide sera alors ajustée en fonction de l'état clinique du patient. Dans certains cas, le recours à une corticothérapie par voie systémique peut être nécessaire.

Si au bout de 14 jours, il n'est pas observé d'amélioration des symptômes et un contrôle suffisant de l'asthme, un avis médical est requis afin d'adapter la posologie et vérifier la technique d'inhalation du patient.

L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Précautions d'emploi lors du passage de Novopulmon Novolizer 200 microgrammes/dose à Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose:

Les enfants et les patients n'ayant pas la faculté d'atteindre un débit inspiratoire de plus de 60 litre/minute doivent être surveillés lorsque pour une même dose prescrite il passe de Novopulmon Novolizer 200 microgrammes/dose à Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose.

Le lactose peut contenir des protéines de lait. La quantité de lactose contenue dans Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose ne provoque normalement pas de problèmes chez les sujets intolérants au lactose. Toutefois, chez les patients présentant un déficit enzymatique important, une intolérance au lactose a été rapportée très rarement après inhalation de poudre contenant du lactose.

Interactions avec d'autres médicaments

En raison des très faibles concentrations plasmatiques atteintes après inhalation, le risque d'interaction médicamenteuse cliniquement significative reste d'une façon générale improbable.

Cependant, les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, ritonavir, itraconazole, kétoconazole, nelfinavir) peuvent augmenter de façon importante les taux plasmatiques de budésonide. En l'absence de données permettant d'établir des recommandations posologiques, il conviendra par précaution de respecter un intervalle de temps le plus long possible entre l'administration d'inhibiteurs de CYP3A4 et celle du budésonide et l'éventualité d'une réduction de la dose de budésonide devra être envisagée.

Grossesse et allaitement

Les données sur environ 2 000 grossesses exposées indiquent que l'utilisation de budésonide par inhalation n'augmente pas le risque tératogène.

Dans les études chez l'animal, les glucocorticoïdes ont montré un effet inducteur de malformations (voir Données de sécurité précliniques.). Cet effet n'est vraisemblablement pas transposable chez l'homme aux doses recommandées en thérapeutique.

D'autres effets indésirables (tels que retard de croissance intra-utérin, maladie cardiovasculaire à l'âge adulte) ont été observés chez l'animal avec des expositions inférieures à celle correspondant aux doses tératogènes.

Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose ne doit être utilisé que si les bénéfices escomptés l'emportent sur les risques potentiels. Il convient de toujours administrer la dose minimale efficace.

Le budésonide est excrété dans le lait maternel mais après inhalation, il n'est pas attendu de retentissement sur l'enfant. Novopulmon Novolizer 400 microgrammes/dose peut être utilisé pendant l'allaitement.

Effet sur la conduite de véhicules

Il n'a pas été conduit d'étude spécifique évaluant les effets du budésonide sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

Comment ça marche ?

Le pic de concentration plasmatique est atteint environ 30 minutes après l'inhalation.

Après inhalation, la biodisponibilité systémique est de 37% et la concentration dans le plasma humain est de 0,63 nmol/l après l'inhalation d'une dose unique de 1600 microgrammes. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 85-90% et le volume de distribution d'environ 3 l/kg. La demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 2,8 heures chez l'adulte, et nettement plus courte chez l'enfant (1,5 heures).

Le seuil de déclenchement de l'inhalateur (Novolizer) qu'il faut dépasser pour une inhalation correcte se situe à des débits inspiratoires d'au moins 35-50 l/min. La linéarité des concentrations plasmatiques en fonction de la dose, indiquant la possibilité de transfert du Budésonide Novolizer 200 µg au Budésonide Novolizer 400 µg, a été démontrée avec des débits inspiratoires supérieurs ou égaux à 60 l/min.

La fraction respirable (fraction de particules fines: diamètre < 5µm) mesurée in vitro est d'environ 30-50 % de la dose nominale. Chez les sujets sains, environ 20-30 % de la dose de budésonide unitaire pénètrent dans les poumons. Le reste se dépose dans la bouche, le nez et la gorge et est en grande partie dégluti. La fraction déglutie est soumise à un important effet de premier passage hépatique. Le budésonide est essentiellement métabolisé dans le foie par oxydation, celle-ci étant principalement catalysée par l'enzyme CYP3A4.

Les principaux métabolites sont le 6b-hydroxybudésonide et la 16a-hydroxyprednisolone, dont l'activité pharmacologique est nettement moindre que celle de la molécule mère, ce qui limite la biodisponibilité systémique et la toxicité.