Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

RAMIPRIL TEVA 1,25 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 15.04.2011

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Ramipril
laboratoire: Teva Sante

Gélule
Boîte de 30
Toutes les formes
8,15€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 8,97 €

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Après administration d'une première dose excessive de ramipril, une hypotension peut survenir chez les patients à haut risque, chez les patients présentant : une déplétion hydrosodée (par exemple après dialyse), des vomissements, une diarrhée, un traitement diurétique associé, une insuffisance cardiaque, une hypotension artérielle sévère.
- Dans la mesure du possible, lors de l'instauration du traitement il est nécessaire de corriger toute déplétion hydrosodée, de diminuer voire d'arrêter un éventuel diurétique associé 2 à 3 jours avant le début du traitement par l'IEC et de démarrer le traitement avec la plus faible dose de ramipril (voir rubrique précautions d'emploi).
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Hypotension symptomatique : Chez les patients présentant une hypertension artérielle non compliquée, une hypotension symptomatique a été rarement observée après l'administration de la première dose de ramipril ou après une augmentation de la dose. Le risque d'hypotension est plus élevé chez les patients en déplétion hydrosodée due à un traitement diurétique prolongé, un régime sans sel, une dialyse rénale, une diarrhée, des vomissements ou en cas d'insuffisance cardiaque sévère. Chez ces patients, il est nécessaire d'arrêter le traitement diurétique et de corriger la déplétion hydrosodée avant la mise en route du traitement par le ramipril.
En cas d'hypotension symptomatique, le patient doit être mis en décubitus dorsal et, éventuellement, bénéficier d'une perfusion intraveineuse de sérum physiologique. L'injection d'atropine par voie intraveineuse peut être nécessaire en cas de bradycardie. D'une manière générale, le traitement par le ramipril peut être poursuivi après la correction de la volémie et de la pression artérielle.
- Evaluation de la fonction rénale : Un bilan de la fonction rénale doit être effectué avant le début du traitement, cette surveillance devra être poursuivie pendant toute la durée du traitement.
- Insuffisance rénale : chez les patients souffrant d'insuffisance rénale ; des doses plus faibles de ramipril ou un espacement de l'intervalle entre les prises peuvent être nécessaires ; chez ces patients la fonction rénale doit être étroitement surveillée. Dans la majorité des cas, le traitement n'entraîne pas de modification de la fonction rénale. Ce risque existe cependant dans les situations suivantes : insuffisance rénale, insuffisance cardiaque congestive, sténose bilatérale de l'artère rénale, sténose unilatérale de l'artère rénale en cas de rein unique et après transplantation rénale. Les anomalies de la fonction rénale sont réversibles à l'arrêt du traitement si elles sont dépistées précocement.
Chez certains patients hypertendus sans aucun signe de néphropathie préexistante, une élévation discrète, et généralement transitoire, du taux d'urée sanguine et de la créatininémie peut s'observer lors de l'administration du ramipril, notamment en cas de traitement diurétique associé. Cette situation peut nécessiter une diminution de la posologie de ramipril et/ou un arrêt du diurétique. De plus, en cas d'insuffisance rénale, il existe un risque d'hyperkaliémie.
- Hyperkaliémie : chez des patients hypertendus, une élévation de la kaliémie a été observée très rarement. Les facteurs de risque de survenue d'une hyperkaliémie sont : l'insuffisance rénale, la prise d'un diurétique épargneur de potassium et le traitement concomitant d'une hypokaliémie.
- Hyperaldostéronisme primaire : les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertensifs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. L'usage de ces produits n'est donc pas recommandé.
- Réactions anaphylactiques : la fréquence et la sévérité des réactions anaphylactiques est augmentée après les piqûres d'insectes et pendant les thérapies de désensibilisation.
. Il existe un risque élevé de réaction de type anaphylactique en cas de traitement par un IEC chez les patients sous hémodialyse à l'aide de membranes en polyacrylonitrile à haut débit ("AN69"). Cette association doit donc être évitée soit en utilisant d'autres anti-hypertenseurs ou d'autres types de membranes d'hémodialyse.
. Des réactions similaires ont également été observées lors de l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran. Cette technique doit donc être évitée chez les patients traités par un IEC.
- Chirurgie/anesthésie : Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale ou un protocole anesthésique comportant des agents responsables d'une hypotension artérielle, le ramipril peut inhiber la synthèse de l'angiotensine II secondaire à la libération réactionnelle de rénine. Si le tableau d'hypotension artérielle est imputable à ce mécanisme, un traitement approprié sera mis en oeuvre.
- Agranulocytose et dépression médullaire : De rares cas d'agranulocytose, de dépression médullaire et de diminution de la numération des hématies, de l'hémoglobinémie et de la numération plaquettaire ont été observés au cours du traitement par un IEC. Ces effets indésirables sont plus fréquents en cas d'insuffisance rénale, notamment en cas d'association de celle-ci à une collagénose vasculaire. Chez les patients présentant une collagénose vasculaire (lupus érythémateux ou sclérodermie par exemple), une surveillance régulière de la numération des leucocytes et de la protéinurie sera effectuée, notamment en cas d'association d'une insuffisance rénale et d'un traitement par des antimétabolites ou d'une corticothérapie.
Les patients traités par l'allopurinol, des immunosuppresseurs et d'autres principes actifs susceptibles de modifier l'hémogramme sont également exposés à une augmentation du risque hématologique.
- Insuffisance hépatique : Le ramipril est une prodrogue qui donne naissance à un métabolite actif après biotransformation au niveau hépatique ; de ce fait, une prudence particulière et une surveillance étroite sont indispensables en cas d'insuffisance hépatique. La baisse de l'activité des estérases hépatiques entraîne un ralentissement du métabolisme de la molécule mère et donc de la formation du métabolite actif, le ramiprilate, se traduisant par des taux plasmatiques élevés de ramipril (voir rubrique posologie et mode d'administration).
- Coeur pulmonaire : le ramipril ne doit pas être utilisé chez les patients présentant un coeur pulmonaire.
- Sujets âgés : la prudence s'impose chez les sujets âgés sous un traitement diurétique ou qui présentent une insuffisance cardiaque congestive, une insuffisance rénale ou hépatique. La posologie doit être ajustée en fonction du schéma d'équilibration de la pression artérielle.

Interactions avec d'autres médicaments

- L'association du ramipril avec des diurétiques ou d'autres antihypertenseurs peut majorer la réponse antihypertensive. L'administration concomitante du ramipril et d'adrénolytiques doit faire l'objet d'une surveillance étroite.
- L'activité antihypertensive peut être diminuée en cas d'association des IEC à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (acide acétylsalicylique ou indométacine par exemple).
- En cas de traitement associé avec du lithium, une augmentation de la lithémie peut apparaître, majorant ainsi les risques de cardiotoxicité et de neuroxtoxicité. La lithémie devra donc être suivie régulièrement.
- Les diurétiques épargneurs de potassium (spironolactone, amiloride, triamtérène) ainsi que la supplémentation potassique peuvent augmenter le risque d'hyperkaliémie. Le ramipril peut diminuer la déplétion potassique induite par les diurétiques thiazidiques. En cas d'administration concomitante, une prudence et une surveillance régulière de la kaliémie sont recommandées.
- Une éventuelle majoration de l'activité hypoglycémiante doit être considérée en cas d'administration concomitante d'antidiabétiques (insuline et dérivés suIfonylurés).
- L'activité antihypertensive peut être augmentée par l'alcool. Un traitement concomitant avec de l'allopurinol, des produits cytostatiques, des immunosuppresseurs et des corticostéroïdes (systémiques) peut entraîner une modification de la formule sanguine, en particulier une leucopénie (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Le chlorure de sodium peut provoquer une diminution de la pression artérielle provoquant ainsi une diminution de l'effet du ramipril.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Le ramipril ne doit pas être utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse. Lorsqu'une grossesse est prévue ou confirmée, le passage à un autre traitement doit être effectué dès que possible.
Il n'y a pas d'étude épidémiologique disponible chez la femme enceinte traitée par inhibiteurs de l'enzyme de conversion ; cependant, des observations isolées de grossesses exposées au premier trimestre sont a priori rassurantes sur le plan malformatif.
Le ramipril est contre-indiqué durant les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse. Les IEC peuvent entraîner une morbidité et une mortalité foetale et néonatale lorsqu'ils sont administrés chez la femme enceinte en milieu ou en fin de grossesse. L'utilisation d'IEC durant cette période entraîne des risques d'atteinte rénale foetale et néonatale pouvant se manifester par : une hypotension, une diminution de la fonction rénale, une hyperkaliémie, et/ou une hypoplasie médullaire chez le nouveau-né.
Des cas d'oligohydramnios, probablement consécutifs à la diminution de la fonction rénale, ont été rapportés, pouvant entraîner des contractures des membres, des anomalies de la voûte crânienne, et un mauvais développement pulmonaire.
Les données des études effectuées chez l'animal montrent que l'administration de ramipril peut entraîner une baisse de la perfusion utéro-placentaire. Il existe également un risque foetal ou post-natal, les IEC modifiant l'activité locale du système rénine-angiotensine. Les études périnatales et post-natales montrent une dilatation du bassinet rénal dans la première génération issue des animaux traités. Néanmoins, aucune toxicité foetale n'a été observée sous ramipril alors que d'autres IEC ont induit une toxicité foetale dans certaines espèces animales.
Dans de rares cas, si l'utilisation d'un IEC ne peut être évitée pendant la grossesse, des examens doivent être pratiqués régulièrement afin de contrôler l'environnement intra-amniotique. Si un oligohydramnios est détecté, l'IEC devra immédiatement être arrêté sauf si cela met en jeu le pronostic vital de la mère.
Les praticiens doivent néanmoins savoir qu'un oligohydramnios peut n'apparaître qu'après que le foetus ait subi des atteintes irréversibles.
Allaitement :
En l'absence de données, l'administration de ramipril est déconseillée au cours de l'allaitement chez la femme.

Effet sur la conduite de véhicules

- Le traitement par le ramipril a une influence faible ou modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
- Dans quelques cas, en raison de la diminution de la pression artérielle, le traitement par ramipril peut modifier l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
- Ces effets s'observent en particulier lors de l'instauration du traitement, en cas de relais d'un autre traitement par du ramipril ou en cas de prise concomitante d'alcool.

Comment ça marche ?

- Après administration orale, le ramipril est rapidement résorbé au niveau du tube digestif et les pics de la concentration plasmatique du ramipril apparaissent dans un délai de 1 heure.
Les biodisponibilités absolues respectives du ramipril et de son métabolite actif, le ramiprilate, sont de 28% et de 44%, lorsque l'on compare les administrations par voie orale et par voie injectable d'une dose de 5 mg de ramipril.
- L'absorption du ramipril n'est pas modifiée par la prise d'aliments. La concentration plasmatique maximale du métabolite actif, le ramiprilate, est atteinte dans un délai de 2 à 4 heures.
- La diminution des taux plasmatiques de ramiprilate comporte plusieurs phases. La demi-vie effective du ramiprilate en cas d'administrations réitérées en une prise quotidienne du ramipril est de 13 à 17 heures pour des doses de 5-10 mg de ramipril, mais elle est significativement plus longue pour des doses plus faibles de 1,25 à 2,5 mg de ramipril. Cette différence est liée à la durée prolongée de la demi-vie terminale lorsque les taux plasmatiques de ramiprilate sont très faibles. Cette phase terminale est indépendante de la dose, ce qui plaide en faveur d'une capacité de saturation de la liaison du ramiprilate à l'enzyme. Lors de l'administration en une prise quotidienne de la dose habituelle de ramipril, les taux plasmatiques de ramiprilate à l'équilibre s'observent au bout de 4 jours de traitement.
- Les volumes de distribution du ramipril et du ramiprilate sont respectivement de 90 et 500 litres.
- La fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 73% pour le ramipril et 56% pour le ramiprilate.
- Chez les patients atteints d'insuffisance rénale ayant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min, la concentration plasmatique et la demi-vie du ramiprilate augmentent, nécessitant une adaptation de la posologie (voir rubrique posologie et mode d'administration).
- Le ramipril est faiblement dialysable. La clairance de dialyse du ramiprilate après 1 mois de traitement est de 21 ml/min (7,9 à 56 ml/min).
- Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, l'hydrolyse du ramipril est faible. Cela n'entraîne pas de diminution des concentrations plasmatiques de ramiprilate, mais ralentit son élimination (voir rubriques posologie et mode d'administration et mises en garde et précautions d'emploi).
- Chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque, 2 semaines de traitement à une dose quotidienne de 5 mg de ramipril entraînent une diminution des valeurs d'aire sous la courbe (AUC)de 1,5 à 1,8 fois.
- Les IEC sont excrétés dans le lait maternel.
- La biotransformation du ramipril est quasiment complète et les métabolites sont éliminés essentiellement par voie rénale. En dehors du métabolite actif, le ramiprilate, d'autres métabolites inertes, tels que l'ester dicétopipérazinique, l'acide dicétopipérazinique et ses conjugués, ont été identifiés.