Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8

Médicament soumis à prescription hospitalière

Médicament générique du Classe thérapeutique: Anesthésie, réanimation, antalgiques
principes actifs: Solution de glucose : Glucose, Emulsion lipidique : Huile de soja, Triglycérides, Solution d'acides aminés : Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Thréonine, Tryptophane, Valine, Arginine, Histidine, Alanine, Acide aspartique, Acide glutamique (E620), Glycine, Proline, Sérine
laboratoire: B-Braun Melsungen

Emulsion injectable pour perfusion IV
Boîte de 5 Poches à trois compartiments de 1250 ml
Toutes les formes

Précautions d'emploi

- En raison des besoins individuels des patients pédiatriques, REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 peut ne pas couvrir suffisamment la totalité des besoins énergétiques. Dans ces cas-là, des hydrates de carbone et/ou des lipides doivent être apportés en supplément, de façon appropriée.
- Une attention particulière est requise en cas d'élévation de l'osmolarité sérique.
- Comme toute solution pour perfusion de grand volume, REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 doit être administré avec prudence aux patients présentant une altération des fonctions rénale ou cardiaque. Les anomalies des balances hydrique, électrolytique ou acido-basique, par exemple hyperhydratation, hyperkaliémie, acidose, doivent être corrigées avant le début de la perfusion. Une perfusion trop rapide peut conduire à une surcharge hydrique avec des concentrations sériques en électrolytes pathologiques, une hyperhydratation et un oedème pulmonaire.
- La concentration sérique en triglycérides doit être surveillée pendant la perfusion de REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8. Une hyperlipidémie à jeun doit être exclue avant le début de la perfusion chez les patients avec des anomalies suspectées du métabolisme des lipides. L'administration de lipides est contre-indiquée en cas d'hyperlipidémie à jeun. La présence d'une hypertriglycéridémie 12 heures après l'administration de lipides indique également une anomalie du métabolisme lipidique. REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 doit être administré avec prudence aux patients avec des anomalies du métabolisme lipidique, par exemple insuffisance rénale, diabète insulinodépendant, pancréatite, fonction hépatique altérée, hypothyroïdie (avec hypertriglycéridémie) et état septique. Si REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 est administré à des patients atteints de ces pathologies, une surveillance étroite des triglycérides sériques est obligatoire.
- Tout signe ou symptôme d'une réaction anaphylactique (comme fièvre, frissons, rougeur ou dyspnée) doit conduire à l'arrêt immédiat de la perfusion.
- Selon les conditions métaboliques du patient, une hypertriglycéridémie occasionnelle ou une augmentation de la concentration sanguine en glucose peuvent apparaître. Si la triglycéridémie dépasse 3 mmol/L pendant l'administration de lipides, il est recommandé de diminuer la vitesse de perfusion. Si la triglycéridémie reste supérieure à 3 mmol/L, l'administration doit être arrêtée jusqu'à normalisation du taux.
- Une diminution de la dose ou un arrêt de l'administration est également nécessaire quand la glycémie dépasse 14 mmol/L (250 mg/dl) pendant l'administration du produit.
- Comme toute solution contenant des hydrates de carbone, REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 peut entraîner une hyperglycémie. La glycémie doit être surveillée. En cas d'hyperglycémie, il faut réduire la vitesse de perfusion ou administrer de l'insuline.
- La perfusion intraveineuse d'acides aminés est accompagnée d'une augmentation de l'excrétion urinaire des oligo-éléments, en particulier le cuivre et le zinc.
- Cela doit être pris en compte pour fixer la posologie en oligo-éléments, surtout en cas de nutrition intraveineuse à long terme.
- REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 ne doit pas être administré avec du sang dans la même ligne de perfusion, à cause du risque de pseudo-agglutination.
- De plus, il est nécessaire de contrôler l'ionogramme sérique, la balance hydrique, l'équilibre acido-basique et, en cas de traitement à long terme, la numération sanguine, la coagulation et la fonction hépatique.
- La présence de lipides peut interférer avec certains dosages de laboratoire (par exemple bilirubine, lactate déshydrogénase, saturation en oxygène) si le sang est prélevé avant que les lipides aient été suffisamment éliminés de la circulation sanguine.
- Selon les besoins, une supplémentation en électrolytes peut s'avérer nécessaire. Un apport suffisant en potassium doit être assuré. Une supplémentation en vitamines et en oligo-éléments doit parfois être effectuée.
- Comme pour toute solution intraveineuse, une asepsie stricte est nécessaire lors de la perfusion de REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8.
- REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 est une préparation de composition complexe.
Aussi, il est fortement conseillé de ne pas la mélanger à d'autres solutions.

Interactions avec d'autres médicaments

- Certains médicaments, comme l'insuline, peuvent interférer avec les lipases. Cependant, ce genre d'interaction semble n'avoir qu'une importance clinique limitée.
- L'héparine, administrée à dose clinique, entraîne une libération transitoire de la lipoprotéine lipase dans la circulation sanguine. Cela peut aboutir à une augmentation initiale de la lipolyse plasmatique suivie par une diminution transitoire de la clairance en triglycérides.
- L'huile de soja a une teneur naturelle en vitamine K1. Cela peut interférer avec l'effet thérapeutique des dérivés coumariniques qui doit être étroitement surveillé chez les patients traités par ces médicaments.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Il n'y a pas eu d'études précliniques sur REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8. Le prescripteur devra considérer le rapport bénéfice/risque avant d'administrer REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 à des femmes enceintes.
Allaitement :
L'allaitement n'est pas recommandé en cas de nécessité de nutrition parentérale chez la femme.

Comment ça marche ?

- REANUTRIFLEX LIPIDE G 144/N 8 est perfusé par voie intraveineuse. Donc, tous les substrats sont immédiatement biodisponibles.
- Les acides aminés qui ne servent pas à la synthèse protéique sont métabolisés comme suit. Le groupement aminé est séparé du squelette carboné par transamination. La chaîne carbonée est soit directement oxydée en CO2, soit utilisée par le foie comme substrat pour la gluconéogenèse. Le groupement aminé est métabolisé en urée, également par le foie.
- Le glucose est métabolisé en CO2 et H2O par les voies métaboliques habituelles. Une partie du glucose est utilisée pour la synthèse des lipides.
- Aux doses recommandées, les acides gras à chaîne moyenne et à chaîne longue sont presque totalement liés à l'albumine plasmatique.
- Ainsi, aux doses recommandées, les acides gras à chaîne moyenne et à chaîne longue ne passent pas la barrière hémato-encéphalique et, donc, ne pénètrent pas dans le LCR.
- Il n'y a pas de données disponibles sur le transport à travers la barrière placentaire et sur le passage dans le lait maternel.
- Les posologies, vitesse de perfusion, situation métabolique et facteurs individuels du patient (niveau de jeûne) ont une importance décisive sur les concentrations maximales en triglycérides atteintes. Quand le produit est correctement utilisé en particulier en respectant les recommandations posologiques, les concentrations en triglycérides ne dépassent pas, en général, 3 mmol/L.

Reanutriflex Lipide G 144/N 8 existe aussi sous ces formes

Reanutriflex Lipide G 144/N 8