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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

SOLUDACTONE 200 mg/2 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Lyophilisat : , Canrénoate de potassium
laboratoire: Pfizer Holding France

Lyophilisat et solution pour usage parentéral
Boîte de 5 Flacons de lyophilisat + ampoules de solution de 2 ml
Toutes les formes

Précautions d'emploi

- La surveillance de l'ionogramme sanguin (en particulier la kaliémie) et urinaire, un bilan rénal et hépatique sont indispensables chez les malades graves. Cette surveillance est justifiée chez tous les patients en cas de traitement simultané par un diurétique puissant.
- En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie.
- Déconseillé chez le cirrhotique quand la natrémie est inférieure à 125 mmol/L et chez les sujets susceptibles de présenter une acidose.
- L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
- Associations nécessitant des précautions d'emploi : AINS ; metformine ; produits de contraste iodés ; diurétiques hypokaliémiants (diurétiques de l'anse, thiazidiques et apparentés).

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES (EXCEPTE S'IL EXISTE UNE HYPOKALIEMIE) :
- Autres diurétiques hyperkaliémiants :
Hyperkaliémie potentiellement létale, notamment chez l'insuffisant rénal (addition des effets hyperkaliémiants).
- Sels de potassium :
Hyperkaliémie potentiellement létale, en particulier chez l'insuffisant rénal (addition des effets hyperkaliémiants).
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Lithium :
Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage, comme lors d'un régime désodé (diminution de l'excrétion urinaire du lithium). Cependant, si l'usage des diurétiques est nécessaire, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie.
- Captopril et autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion :
Hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors d'une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants). Ne pas associer d'hyperkaliémiants à un inhibiteur de l'enzyme de conversion sauf en cas d'hypokaliémie.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- AINS :
Insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté (diminution de la filtration glomérulaire par inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS). Hydrater le malade, surveiller la fonction rénale en début de traitement.
Réduction de l'effet antihypertenseur et/ou diurétique (inhibition des prostaglandines).
- Metformine :
Acidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et plus spécialement aux diurétiques de l'anse. Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 135 µmol/L chez l'homme et 110 µmol/L chez la femme.
- Produits de contraste iodés :
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors d'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. Réhydratation avant administration du produit iodé.
- Diurétiques hypokaliémiants (diurétiques de l'anse, thiazidiques et apparentés) :
L'association avec ce type de diurétique, rationnelle et utile pour certains patients, n'exclut pas la survenue d'hypokaliémie ou bien d'hyperkaliémie, en particulier chez l'insuffisant rénal et le diabétique. Surveiller la kaliémie, éventuellement l'ECG, et s'il y a lieu, reconsidérer le traitement.
ASSOCIATION A PRENDRE EN COMPTE :
- Corticoïdes (voie générale), tétracosactide :
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
- Phénylbutazone (voie générale) :
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des anti-inflammatoires pyrazolés).
- Neuroleptiques :
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majoré (effet additif).

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études réalisées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène, toutefois à fortes doses il a été décrit une féminisation des foetus mâles lorsque le canrénoate de potassium était administré en fin de gestation.
Dans l'espèce humaine, le risque n'est pas connu, cependant aucun cas de féminisation n'a été rapporté à ce jour. En conséquence, le canrénoate de potassium est déconseillé pendant toute la grossesse et ce d'autant plus que son administration ne se justifie ni dans le traitement des oedèmes et les états de rétentions hydrosodées gravidiques, ni dans l'HTA gravidique.
Allaitement :
L'allaitement est déconseillé pendant toute la durée du traitement en raison de l'excrétion du canrénoate de potassium dans le lait maternel.

Comment ça marche ?

- Après l'injection IV de 200 mg de canrénoate de potassium, on retrouve dans le plasma trois métabolites :
. l'acide canrénoïque,
. l'aldadiène ou canrénone,
. le glycuroconjugué de l'aldadiène,
dont les deux premiers s'éliminent rapidement du plasma : leurs demi-vies sont de 0,073 et 0,85 heure respectivement.
Le glycuroconjugué s'élimine plus lentement, sa demi-vie est de 43,31 heures. Il constitue 90% de la radioactivité totale plasmatique au bout de 24 heures.
- La voie principale d'élimination est urinaire :
47% de la radioactivité totale sont éliminés par les urines en cinq jours, dont 25 à 30% sont constitués par l'aldadiène.
- Enfin, 14% s'éliminent par les fèces.
- Le canrénoate de potassium ou ses métabolites peuvent passer la barrière placentaire, la canrénone est excrétée dans le lait maternel.