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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

SPIRONOLACTONE ALTIZIDE IVAX 25 mg/15 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 08.01.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Spironolactone, Altizide
laboratoire: IVAX PHARMACEUTICALS SAS

Comprimé pelliculé sécable
Boîte de 30
Toutes les formes
4,18€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 5,00 €
Tous les génériques

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Risque d'encéphalopathie hépatique en cas d'atteinte hépatique, surtout quand la natrémie est inférieure à 125 mmol/L et chez les sujets susceptibles de présenter une acidose. Dans ce cas, l'administration de cette association diurétique doit être immédiatement interrompue.
- En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie.
- L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
- En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Equilibre hydro-électrolytique :
. Kaliémie :
L'association d'un diurétique épargneur de potassium et d'un natriurétique n'exclut pas la survenue d'une hyperkaliémie ou d'une hypokaliémie.
Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,5 mmol/L) doit être prévenu dans certaines populations à risque comme les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet dans ces cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les sujets présentant un espace QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique. L'hypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, (en particulier des torsades de pointes, potentiellement létales).
Le risque de survenue d'une hyperkaliémie (> 5,5 mmol/L) paraît plus faible, mais il doit néanmoins être présent à l'esprit, notamment chez le sujet âgé et/ou polymédiqué et/ou diabétique (en particulier lorsque la glycémie est mal contrôlée) ; le risque est substantiel chaque fois que la fonction rénale est altérée.
Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.
. Natrémie :
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite plus particulièrement chez les sujets âgés et les cirrhotiques chez lesquels l'administration est déconseillée lorsque la natrémie est inférieure à 125 mmol/L.
. Calcémie :
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue (interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne).
- Acidose :
L'administration est déconseillée chez les sujets susceptibles de présenter une acidose.
- Glycémie :
En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie.
Il importe de contrôler la glycémie.
- Acide urique :
Chez les patients goutteux ou hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.
- Fonction rénale :
La spironolactone et l'altizide ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/L, soit 220 µmol/L pour un adulte).
Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie peut être faussement rassurante quant à la fonction rénale ; celle-ci peut être mieux évaluée par un ionogramme ou par une formule comme celle de Cockroft qui tient compte de l'âge, du poids et du sexe :
Clcr = [(140 - âge) x poids] / [0,814 x créatininémie].
avec : l'âge exprimé en années,
le poids en kg,
la créatininémie en micromol/L.
Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez le sujet à fonction rénale normale mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.
- Anesthésie :
Prudence au cours de l'anesthésie : la sensibilité à la noréphédrine peut être diminuée, celle à la tubocurarine peut être augmentée.
- Associations faisant l'objet de précautions d'emploi : autres hypokaliémiants [laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie générale), tétracosactide] ; digitaliques ; inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), inhibiteurs de l'angiotensine II ; médicaments donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol) ; AINS (voie générale), salicylés à fortes doses ; baclofène ; metformine ; produits de contraste iodés.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
L'administration de ce produit est déconseillée pendant la grossesse.
Les diurétiques peuvent entraîner une ischémie foetoplacentaire avec un risque d'hypotrophie foetale.
- Liée à la spironolactone :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène ; toutefois, à fortes doses, une féminisation des foetus mâles a été décrite lors de l'administration de spironolactone pendant toute la vie foetale, c'est-à-dire après l'organogenèse.
En clinique, le risque n'est pas connu ; cependant, à ce jour, aucun cas de féminisation des foetus mâles n'a été rapporté.
En l'absence de données cliniques, la spironolactone est déconseillée pendant toute la grossesse et ne doit être réservée qu'aux indications où il n'existe aucune alternative thérapeutique.
En particulier, le traitement des oedèmes, de la rétention hydrosodée ou de l'HTA gravidique ne constituent pas une indication au traitement par diurétiques au cours de la grossesse car ceux-ci peuvent entraîner une ischémie foetoplacentaire avec un risque d'hypotrophie foetale.
- Liée à l'altizide :
En règle générale, l'administration de diurétiques thiazidiques et apparentés doit être évitée chez la femme enceinte et ne jamais être prescrit au cours des oedèmes physiologiques (et ne nécessitant donc pas de traitement) de la grossesse. Les diurétiques peuvent, en effet, entraîner une ischémie foetoplacentaire, avec un risque d'hypotrophie foetale.
Par ailleurs, dans de rares cas, des thrombocytopénies néonatales sévères ont été rapportées.
Les diurétiques restent néanmoins un élément essentiel du traitement des oedèmes d'origine cardiaque, hépatique et rénale survenant chez la femme enceinte.
Allaitement :
- Lié à la spironolactone :
La spironolactone est excrétée en faible quantité dans le lait maternel. Néanmoins, elle ne doit pas être utilisée en période d'allaitement en raison :
. d'une diminution voire d'une suppression de la sécrétion lactée,
. de ses effets indésirables, notamment biologiques (kaliémie).
- Lié à l'altizide :
Les thiazidiques sont excrétés en faible quantité dans le lait maternel. Néanmoins, ils ne doivent pas être utilisés en période d'allaitement en raison :
. d'une diminution voire d'une suppression de la sécrétion lactée,
. de leurs effets indésirables, notamment biologiques (kaliémie),
. de leur appartenance aux sulfamides avec risques d'allergie et d'ictère nucléaire.

Comment ça marche ?

ALTIZIDE :
Le métabolisme de l'altizide s'apparente à celui des diurétiques thiazidiques : son absorption intestinale est rapide ; il se distribue à tout le secteur extracellulaire et franchit la barrière placentaire ; son élimination est rénale.
Passage dans le lait maternel.
SPIRONOLACTONE :
- La spironolactone est absorbée au niveau gastro-intestinal.
- Elles est rapidement transformée en métabolites sanguins, dont les deux principaux sont :
. la canrénone (ou aldadiène),
. le bêta OH thiométhyl dérivé, et plusieurs autres métabolites non identifiés.
- L'élimination de la spironolactone se fait par voie urinaire (31% en 5 jours) et dans les fèces (22% en moyenne en 5 jours).
- Les principaux métabolites urinaires sont :
. la canrénone (ou aldadiène),
. l'ester glucuronide de canrénoate,
. le 6 bêta OH sulfoxyde,
. le 6 bêta OH thiométhyl dérivé,
. le 15 alpha hydroxycanrénone.
- L'effet maximal antiminéralocorticoïde de la spironolactone s'obtient au bout de 24 heures, son effet diurétique se prolonge de 24 à 48 heures.
- La spironolactone ou ses métabolites peuvent traverser la barrière placentaire ou apparaître dans le lait maternel.

Spironolactone Altizide Ivax existe aussi sous ces formes

Spironolactone Altizide Ivax

Voir aussi les génériques de Spironolactone Altizide Ivax

Altizide Spironolactone Rpg

Spironolactone Altizide Mylan

Spironolactone Altizide Pfizer

Spironolactone Altizide Biogar

Spironolactone Altizide EG

Spironolactone Altizide Arrow

Spironolactone Altizide Teva

Spironolactone Altizide Ivax

Spironolactone Altizide Sandoz

Spironolactone Altizide Zentiv

Spironolactone Altizide Mylan