Ça va aller ?! Ces 7 phrases ne sont d’aucune aide aux dépressifs

Publié par : rédaction Onmeda (10. décembre 2018)

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Comprendre les pensées d'un dépressif ? Ce n'est pas du tout facil pour les personnes extérieures ! "Ça va aller", "T'as besoin de vacances" – Aussi bonnes que soient nos intentions, pour la plupart du temps elles provoquent un effet contraire. Apprenez comment faire mieux.

"Tâche de faire un effort et ça va aller !" Beaucoup pensent effectivement que la solution est si simple. En fait, une telle conclusion est fausse. Quand il s'agit d'une véritable dépression, on a affaire à une maladie grave. Cela n'a rien à voir avec la mauvaise humeur temporaire. Mais pourquoi les dépressifs ne s'entendent dire que des phrases peu utile ? Ceci s'explique d'abord par le fait qu'une grande majorité de la population n'est pas suffisamment informée sur cette pathologie. D'autre part, il n'est simplement pas facile de trouver les mots justes – Même si on est familiarisé avec les symptômes et la thérapie en cas de dépression.

Afin de réconforter une personne dépressive, ces phrases sont à éviter :

1. "Tâche de faire un effort !"

Aussi incroyable que cela puisse paraître – Des enquêtes ont révélé que presque un tiers des Français croit, à tort, que les dépressions sont une forme de faiblesse de caractère. Presque un cinquième des gens sont d'avis que "se ressaisir" aiderait. En fait, la simple volonté ne suffit pas pour faire face à une dépression. 

Peu importe à quel point la personne dépressive essaie de se ressaisir – Comme ça, la maladie ne va pas être guérie. Bien au contraire, de tels conseils pourraient même aggraver le problème. Car ainsi on donne au concerné un sentiment d'insuffisance. Dans le pire des cas, la personne pensera : "Chacun y arrive – excepté de moi".

Une dépression n'est pas une faiblesse de caractère. Contrairement à un moral en berne "normal" et temporaire, il n'est pas possible de venir à bout de cette maladie par se ressaisir.

2. "D'autres vont plus mal !"

La propre souffrance paraît beaucoup plus petite quand on se rend compte des mauvaises conditions d'autres gens. Cela est, probablement, la pensée de ceux donnant ce conseil-là aux dépressifs pour la route.

Toutefois, ce n'est pas une aide réelle. D'une part, cette déclaration suggère que la souffrance de la personne concernée ne peut pas être "si grave". D'autre part, la dépression est une pathologie qui se montre pas par des signes extérieurs. Une grande majorité des concernés arrive à cacher les symptômes aux autres – Au moins, jusqu'à un certain point. En leur for intérieur, en revanche, c'est bien différent.

Il faut prendre la dépression au sérieux. Toujours ! Il est essentiel de ne pas minimiser ce trouble et de ne pas comparer la situation d'un concerné aux autres.

3. "Ça va aller."

Normalement, c'est une évidence : Des phrases comme ça n'aident personne. Et encore moins aux personnes souffrant des dépressions. Une telle formule est bien souvent le résultat d'impuissance. Plein de personnes extérieures ont l'intention de dire des paroles réconfortantes, mais il semble impossible de trouver les bons mots.  

Parfois il est déjà un soulagement énorme quand quelqu'un écoute. Écouter, c'est tout – sans de grands mots et sans donner des conseils.

4. "Mange du chocolat, ça garantit la bonne humeur."

Presque un français sur cinq est convaincu que le chocolat serait le bon médicament pour les dépressifs. Certes, pour le moment, cette délicieuse friandise est peut-être satisfaisante (si le concerné en a envie). Quand on souffre d'une vraie dépression, en revanche, cette méthode-là n'est pas le bon traitement.

Une vraie dépression doit être encadrée par un médecin spécialisé. Selon la gravité, des différentes méthodes seront appliquées. Entre eux se trouvent surtout la psychothérapie et/ou un traitement médicamenteux.  

5. "Ça vient certainement du stress."

Soit des problèmes au travail, soit un décès : Du stress psychologique est le déclencheur d'une dépression – En tout cas, c'est ce que croit une vaste majorité de la population. En fait, un coup du destin ou des autres facteurs psychiques (par exemple des expériences traumatiques pendant l'enfance) peuvent favoriser une phase dépressive. Toutefois : Il y a aussi des autres facteurs étant responsable pour une telle maladie – des composants biologiques comme la prédisposition génétique par exemple. Le risque de développer une dépression est plus élevée quand des autres membres de la famille en souffrent aussi.

Malheureusement, seul un peu plus de la moitié des interrogés savent qu'une dépression peut être provoquée par des facteurs biologiques. C’est un nombre relativement faible. De plus, seulement deux tiers se rendent compte qu'une dépression s'accompagne de changements du métabolisme cérébral. C'est donc pas étonnant qu'une personne extérieure s'étonne du fait que le concerné se plaint de difficultés sans avoir eu un stress élevé.

Dans une grand majorité des cas, les dépressions sont causées par une interaction des différentes facteurs psychosociales et biologiques – mais non pas seulement par du stress. Une dépression n'a rien à voir avec une réaction du stress quotidien, comme cela peut être le cas après un conflit.  

6. "Quelques jours de vacances et une bonne nuit de sommeil te feront du bien."

Un idée largement répandu : Partir en vacances aide à combattre la dépression. Pourtant, beaucoup ignorent qu'une dépression n'est pas comparable à un épuisement traditionnel qui s'améliore grâce aux périodes de repos. Bien au contraire : Parfois, il n'est pas opportun de partir en vacances quand on souffre d'une dépression. Le concerné risque de considérer son état plus déprimant que jamais quand il se trouve sous un ciel ensoleillé, au bord de la piscine ou dans la nature.

En outre, le conseil de se coucher plus tôt n'apporte pas de confort. Par contre, dans beaucoup de cas, les dépressifs se sentent plus épuisés et fatigués en passant plein de temps au lit. Ni des vacances, ni l'excès de sommeil servent à soulager la dépression.

7. "Des antidépresseurs ? J'en serais très prudent ! Autrement, tu deviendras sûrement dépendant."

La plupart des gens pensent que les antidépresseurs rendent dépendants. Beaucoup des dépressifs le croient aussi – et, par peur, refusent donc le médicament. Les antidépresseurs font partie des médicaments psychopharmacologiques. En fait, il y en a certains qui peuvent rendre dépendant, entre eux la benzodiazépine ayant un effet calmant. Le consommateur a besoin des doses de plus en plus hautes afin d'arriver à un résultat. Pourtant, cela n'est pas le cas chez les antidépresseurs. Ces derniers influencent le métabolisme cérébral en exerçant une action sur les transmetteurs sérotonine et noradrénaline. Ainsi ils garantissent que certains processus dans le cerveau refonctionnent sans problème.

Quand les patients arrêtent les médicaments après une consommation prolongée, certains symptômes semblables au syndrome de manque, peuvent apparaître. Toutefois, ces symptômes peuvent être réduits en arrêtant le médicament "doucement", donc en réduisant la dose de façon progressive.

Les antidépresseurs ne font "planer" ni dépendant. Ils sont, avant tout, très utile pour ceux souffrant d'une dépression modérée à sévère, surtout en combinaison avec une psychothérapie