Hospitalisme – Quand l'hôpital nous rend malade : L'hospitalisme physique

Publié par : rédaction Onmeda (23. novembre 2018)

L'hospitalisme physique, ce sont tous les dommages corporels apparaissant pendant une hospitalisation ou un séjour dans une institution - en dessous des infections causées par des germes avec lesquels les patients entrent en contact. Cela n'arrive pas seulement pendant un séjour stationnaire, mais aussi au cours des autres mesures médicales en ambulatoire. Dans ce cas-là, on parle des soi-disants infections nosocomiales.

Dans ce cadre, il s'agit d'infections urinaires, d'infections des organes respiratoires, de la peau, de la muqueuse et du sang aussi bien que d'infections postopératoires.

Les pathogènes causant l'hospitalisme ont en général des propriétés spéciales.

La plupart de ces pathogènes sont :

  • résistants contre la plupart des antibiotiques
  • résistants contre les désinfectants courants
  • ils se propagent par des porteurs de germes

Les pathogènes typiques :

Les sources d'infections dans un hôpital sont par exemple les patients eux-mêmes, mais aussi le personnel hospitalier ou les visiteurs.

Par ailleurs, les pathogènes se propagent aussi sur l'eau et des endroits humides (par exemple dans les sanitaires), sur la poussière, sur des articles de soins et des produits médicaux comme un thermomètre médical, des instruments chirurgicaux, des vases, des haricots, des divers cathéters, des ventilateurs ou des appareils à anesthésie, des seringues, des canules ou l'appareil de l'endoscopie. Toutes ces sources-là peuvent provoquer des infections.

En outre, c'est aussi le linge de l'hôpital, les serviettes et des médicaments contaminés qui transmettent les germes.

Les agents pathogènes se propagent souvent via des dispositifs médicaux. © iStock

Les agents pathogènes se propagent souvent via des dispositifs médicaux.

À l'hôpital, des pathogènes ont souvent beau jeu : le système immunitaire de la plupart des patients est affaibli en raison d'une maladie. En conséquence, ils sont de santé très fragile et donc très vulnérables pour des infections. C'est aussi le cas pour les patients ayant des blessures ouvertes ou des brûlures.

Une mesure importante pour les médecins et les infirmiers à l'hôpital pour éviter une infection nosocomiale, c'est la désinfection des mains.

Le terme de l'hospitalisme décrit, en plus des infections, des autres changements corporels d'un patient à l'hôpital ou en institution. Comme ça, un stockage incorrect, des erreurs d'alimentation, un manque de mouvement ou de mesures préventives peuvent provoquer :

  • des atrophies (relâchement de la musculature)
  • des décubitus (plaie de pression)
  • la thrombose
  • la constipation 
  • des contractures (raccourcissement des muscles, tendons ou d'autre tissu mou)