Le cerveau en vacances : Comment détendre son esprit ?

Publié par : rédaction Onmeda (13. mai 2019)

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Quel bonheur de s'allonger sur une chaise longue, de fermer les yeux et de détendre son corps. Mais attention : Comment reposer la tête ? Quoi faire pour que l'esprit se relaxe ? Voici cinq conseils pour bien échapper au stress quotidien et lâcher prise.

Pourquoi, en réalité, est-ce tellement compliqué ? Pourquoi est-il aussi dûr de s'embarquer dans l'oisiveté, et cela même si on l'a tellement attendu avec l'impatience ? Il y a quelques années, une enquête d'une assurance maladie a prouvé que pendant les vacances d'été, un Français sur dix tombe malade. Manifestement, la détente représente une tâche difficile.

Prendre des pauses régulières est essentielle pour notre santé. Néanmoins, la plupart des gens ne sait plus comment y parvenir. Apparemment, pendant toutes les années de réviser, travailler et de se ressaisir, on n'est plus capable de faire bon usage de notre temps libre et de parfois apprécier la paresse.

La bonne nouvelle, c'est que la psychologie offre des bonnes solutions. Il y a certains spécialistes ayant analysé exclusivement comment l'esprit humain peut se détendre au mieux. Voici leurs conclusions les plus importantes : 

1. Mettez votre téléphone de côté. Rencontrez des amis. Serrez-les dans vos bras.

Qui aurait pensé, il n'est pas relaxant de regarder des photos de vacances de vos amis Facebook. Certes, la recherche Facebook est un domaine relativement jeune, donc les enquêtes examinant l'effet des réseaux sociaux sur la santé, ne sont pas très pertinentes. Pourtant, chacun a été d'accord sur un point : C'est avant tout une rencontre véritable et authentique entre des vrais amis qui donne une nouvelle force à notre psyché et qui aide à mieux maîtriser le stress. En revanche, un clic sur le bouton J'aime n'aidera pas.

Une étude actuelle qui a été publié dans Frontiers in Psychology fournit des preuves : Des scientifiques canadiens avaient interrogé environ 5000 personnes sur le nombre de leurs amis Facebook en comparaison avec celui de leur vrai cercle d'amis. En plus, on les a interrogées sur leur relation avec eux : Le rapport amicale, à quel point est-il confiant et étroit ? Ensuite, les chercheurs posaient des questions sur la santé des participants interrogés : Est-ce qu'ils se sentent stressés et nerveux ou plutôt bien et confidents ?

L'évaluation a révélé que les participants ayant de nombreux amis dans la vie réelle, allaient mieux. Toutefois, les scientifiques ne découvraient pas un tel lien entre le bien-être et le nombre des amis Facebook. Certes, ces résultats sont plutôt à mettre sur le compte du fait que les personnes étant plus contentes et plus saines, n'ont pas de difficultés à se faire des amis. Il n'est donc pas étonnant que ces derniers aient plus d'amis dans la vie réelle.

Pourtant, la vertu curative psychologique des relations sociales étroites est déjà connue. Le terme "étroit", doit ici être compris au premier degré : La proximité physique d'un être cher entraîne la sécrétion des soi-disant "hormones de tendresse" : L'ocytocine diminue la tension artérielle ainsi que la concentration des hormones de stress dans le sang. Mais mieux encore, l'ocytocine peut également calmer nos douleurs. Ainsi, le contact avec des personnes aimées peut améliorer le bien-être et réduire le stress.

2. Faites du sport.

Certes, le sport est dur et fatiguant. Pour l'esprit, en revanche, l'activité physique régulière a avant tout un effet relaxant et sain sur le corps. Plein d'études ont déjà prouvé que le sport peut améliorer l'humeur et provoquer un état d'ivresse. La cause exacte n'a pas encore été élucidée. On a longtemps pensé que ce sont les endorphines provoquant cet effet d'euphorie. Ces hormones sont libérées par le cerveau dès qu'on fait du sport. On estime aujourd'hui que les transmetteurs n'ont pas d'effet "anti déprime", mais plutôt antalgique.

Par conséquent, ce sont peut-être des autres neurotransmetteurs qui se cachent derrière ce phénomène, entre eux les soi-disant cannabinoïdes endogènes qui sont capables d'activer (comparable aux substances actives du chanvre) les récepteurs cannabinoïdes dans le cerveau, ce qui rend le sportif plus ou moins "high". Voilà, l'argument parfait pour une grande randonnée en vélo – au mieux en forêt :

3. New York ? Barcelona ? Mais non. La nature vous attend !

Certes, un city trip peut être excitant ! Pas de trace de l'ennui. On est plus ou moins forcé de se bouger toute la journée (voir point 2). En plus, l'environnement inconnu aide à changer notre mode de penser et de changer les idées.

D'autre côté, il existent beaucoup de raisons pour passer les vacances dans la nature. Lors d'une expérimentation, un psychologue suédois du nom Terry Hartig découvrait qu'une promenade dans la nature est beaucoup plus relaxante pour le corps qu'une promenade en ville. Pour ce prouver, il avait demandé aux 50 étudiants de faire de la marche dans les montagnes de Santa Ana en Californie. Un autre groupe de sujets d'expérience explorait le centre-ville d'Orange. Avant et après, il mesurait la tension artérielle des participants et les demandait comment ils allaient.

En fait, la réponse était différente dans les deux groupes : Les étudiants qui passaient leur temps dans la nature, avaient une tension artérielle plus bas qu'avant. En plus, ils ressentaient moins de l'agressivité. En comparaison, les participants qui avaient passé leur temps en centre-ville, étaient plus agacés. Par ailleurs, ils avaient une tension artérielle plus haute qu'avant.

En Japon, l'effet curatif et déstressant est tellement répandu qu'on y pratique régulièrement le soi-disant "Shinrin-yoku" (traduction française : "bain de forêt"). Des scientifiques japonais ont même trouvé des indications qu'une promenade en forêt peut stimuler les propres forces d'autoguérison du corps. En laboratoire, ils découvraient des substances activant les virus tueurs du système immunitaire. Ces substances-là sont également utilisées par des plantes dans la forêt afin de chasser les parasites.

4. "Micro-vacances" : Plus court mais plus souvent

Certes, un long week-end ne suffit pas pour découvrir des pays lointains comme l'Australie ou l'Inde. Heureusement, d'un point de vue psychologique, il n'est pas une bonne idée de gaspiller toutes ses jours de congé pour un grand voyage : Jessica de Bloom, psychologue de travail et d'organisation, a réalisé des études prouvant qu'après une semaine de loisir, le sommet de détente est déjà atteint. La scientifique avait interrogé environ 60 personnes avant, pendant et après leur voyage qui durait moyennement trois semaines.

En ce faisant, elle a découvert que l'humeur des vacanciers s'améliorait souvent pendant la première semaine. Dans les semaines suivantes, en revanche, il n'y avait plus de changement notable. De plus, l'effet relaxant des vacances longues n'est plus durable que celui d'un week-end prolongé. Dans les deux cas, la détente dure environ une semaine.

5. Comment éviter le syndrome de déprime post-vacances ?

Hier, on a encore collecté des tâches de rousseur, avec un bon livre et une boisson rafraîchissante dans les mains. Aujourd'hui, la dure réalité de la vie est de retour : On a passé toute la journée au bureau, en regardant l'écran pendant huit heures. Le premier jour ouvrable après les vacances peut être attristant, voire déprimant. En fait, cette phase dépressive est tellement répandue qu'ils en existent déjà des noms dans certaines langues. Par exemple, les anglophones parlent du "Post-Holiday Syndrome" ou du "Post-Vacation Blues". En France aussi, on connaît bien la "déprime post-vacances".

Voici quelques astuces pour pallier ce syndrome ! Selon l'intensité d'abattement, un changement d'emploi pourrait remédier votre mauvaise humeur. Heureusement, il y a aussi des autres mesures comment éviter cet état désagréable après les vacances :

  • Essayez de garder votre rythme de sommeil habitué. Une fois votre horloge interne perd le rythme, cela peut non seulement avoir des effets négatifs sur l'humeur, mais aussi sur votre santé et votre capacité mentale.
  • Prenez votre temps afin d'arriver (ou plutôt revenir). Surtout si on doit se battre avec un décalage horaire, il vaut mieux d'avoir quelques jours afin de s'acclimater chez soi avant de recommencer son travail.
  • Réduisez la première semaine de travail. Ne commencez donc pas le lundi, mais plutôt mercredi ou jeudi. En ce faire, on diminue le risque de perdre la motivation directement dans les premiers jours après les vacances.

Pour que le stress chronique et l'épuisement ne se manifestent pas, nous vous conseillons de vous permettre régulièrement des petites pauses et de vous détendre quand la journée de travail est finie. De temps en temps, rien ne s'oppose à “Netflix and Chill”. Pourtant, à long terme la psyché se détend mieux en passant son temps libre en faisant du sport ou en étant dehors dans le vert avec des amis.

Version traduite de l'allemand (Original : "Urlaub: Was die Psyche zum Erholen braucht" du site d'Onmeda.de, écrite par Lydia Klöckner)